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ROSE HERE

 

 

Y avait d' la brume et un même un vrai coaltar

Quand rententit au loin la sirène du Creac'h

C'est par cette nuit d' novembre de 1903

Qu'à la pointe du Pern le Vesper s'échoua

 

Refrain :

A ton courage, nos verres sont levés

Nous les quatorze marseillais

Que du naufrage tu as sauvés

Trinquons les gars à Rose Héré !

 

Tandis que sur babord le Vesper s'est couché

Dans le seul canot quatorze hommes sont montés

La station de Lampaul informée du naufrage

Envoie L'Anais son canot de sauv' tage

 

Sur la mer en furie, les lames à chaque passage

Emportent avec elles leur butin du naufrage

Les caisses, les barriques partent à la dérive

Et dansent sur les flots pour atteindre la rive

 

Face aux éléments l'Anais est gêné

Par toutes ces épaves qui freinent son avancée

Pourtant il parviendra au lieu du naufrage

Et pourra embarquer le reste de l'équipage

 

A l'autre bout de l'île une fermière d' Ouessant

Aperçoit un canot qui fonce vers les brisants

Les marins du Vesper cherchent un passage

Au travers des récifs pour atteindre une plage

 

Dévalant la falaise, courant jusqu'à la grève

Le vent et la tempête sa vieille coiffe soulèvent

Les marins qui l'ont vue lui jettent un filin

Elle s'en saisit alors et à bord les rejoint

 

Durant plus de deux heures à travers les récifs

Elle commande la manœuvre de ce bien frêle esquif

Au beau milieu des flots et des vents déchaînés

A la pointe d'Pen Ar Roch elle les fait débarquer

 

Du naufrage du Vesper, c'était l'histoire vraie

L'histoire de cette femme qui s'app'lait Rose Héré

Une histoire sans doute à nulle autre pareille

Ils ne t'oubleront pas les marins de Marseille !

 

(Paroles & musique Pavillon Noir)